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Esch-sur-Alzette

10 mai 1940 : La 3e D.L.C. à Esch-sur-Alzette

Le 10 mai 1940, la 3e Division Légère de Cavalerie (D.L.C.) franchit la frontière franco-luxembourgeoise entre Audun-le-Tiche et Esch-sur Alzette.

A Audun-le-Tiche, il est 7h55 lorsque le Détachement de Découverte n°2 (D.D. 2) aux ordres du lieutenant Rouzée, reçoit l’ordre de pénétrer au Grand-Duché. Il est composé des pelotons motos Rouzée et Mandat-Gracey et trois AMD 178 du peloton du sous-lieutenant Quetand.

1 Audun-leTiche En milieu de matinée du 10 juin, un calme relatif règne au poste frontière du côté français alors que depuis le franchissement de la frontière les éclaireurs français sont pris à partie par des éléments allemands. Ils appartiennent au Strosstrupp Oswald déposé quelques heures plus tôt au nord d’ Esch-sur-Alzette par une rotation aérienne de plusieurs Fieseler Storch. 

Une camionnette DK 5 est garée sur la gauche, un camion et une Peugeot 402 sont stationnés à droite. Au centre, une voiture sanitaire légère Renault AFB pénètre au Grand-Duché.

 

2 Entre les deux postes de douanes, le 2e R.D.P a construit une chicane à l’entrée du virage sur la route qui passe sous le pont de chemin de fer. La chicane est gardée par une section en recueil.

 

3 Des motocyclistes du 2e R.D.P. et une camionnette Peugeot DK 5 s’avancent vers la frontière luxembourgeoise.

 

4 La colonne motocycliste progresse à l’abri du mur caractéristique qui longe la route. Les side-cars sont des Gnome-Rhône AX 2 -RM équipés d’un side Bernardet.

Le troisième engin est équipé d’un FM 24/29.

 5 La colonne motocycliste s’apprête à franchir la frontière. L’officier qui commande le détachement serait soit le lieutenant Thirion ou le lieutenant Weber appartenant tous deux au 2e R.D.P.

 

5A Vue arrière d’un side-car traversant la chicane devant le poste frontière. La barrière métallique a disparu, mais les emplacements des points d’ancrage sont toujours visibles dans le mur.

 

6 La colonne motorisée pénètre au Grand-Duché. Quatre dragons sont postés à la barrière du poste frontière. Celle-ci est barrée par une chicane en sacs de terre.

Des paquetages ont été déposés devant le bâtiment des douanes.

7 Vue avant du bâtiment des douanes. Une plaque émaillée aux armes du Luxembourg orne la façade. Un officier français et un douanier luxembourgeois discutent de l’évolution de la situation.

 

8 Esch-sur-Alzette, entrée sud. L’échelon médical s’est installé à l’entrée de la ville à la hauteur de l’ancien bâtiment administratif de la société Gelsenkirchen. Une Peugeot 202 et deux camionnettes Peugeot DK 5 version ambulance stationnent le long du trottoir. A ce moment, deux motocyclistes du détachement Rouzéee ont déjà été tués.

 

9 Rue d’Audun . Une colonne motorisée du 2e R.D.P. poursuit sa progression dans la ville en direction de la gare. Quelques badauds regardent la scène avec curiosité. Pourtant, l’accrochage se déroule à la sortie nord de la ville.

10 Les photographies qui illustrent ce reportage sont dûes à un détachement de l’ECPA. Apparemment, le groupe s’est arrêté à l’entrée de la rue d’Audun. Un enfant regarde lui aussi en direction de la sortie de la ville. L’attitude générale est décontractée malgré le tragique de la situation.

 

11 La situation évolue. Depuis presque trois heures, les éléments de tête de la 3e D.L.C sont au contact de l’ennemi. Les chars R 35 de la 2e compagnie commandée par le capitaine Allemane du 5e B.C.C entrent en ville. Le « Simoun » 500083 du lieutenant Merlet qui commande la 3e section remonte à grande vitesse la rue d’Audun. 

 

12 Trois blindés de la 3e section rejoignent la sortie nord de la ville pour combattre les Allemands du Strosstrupp Oswald installés à la hauteur de l’usine à gaz. Hélas, la malchance frappera l’unité. En essayant de contourner la barricade allemande, deux chars s’enliseront dans une pâture bordant le Dipbach. Un troisième engin subira le même sort en essayant de dégager les deux autres. Les trois chars devront être abandonnés.

 

13 Non loin de la gare, au milieu du trottoir, un véhicule semi-chenillé Citroën P 19 du 5eescadron de dragons porté sert d’abri pour les soldats. Un autre groupe profite du muret de remblai de la voie ferrée pour regarder vers les hauteurs du Galgenbierg d’où partent des coups de feu isolés.  Ce massif qui domine le secteur de la gare pourrait être le repaire de tireurs embusqués. Par la suite, les hauteurs du Galgenbierg seront nettoyés par la compagnie franche du 47e R.I.

 

14 Retour de l’équipe des reporters de l’ECPA  rue d’Audun. Un calme relatif règne dans cette partie de la ville. De nombreux civils discutent et des enfants jouent. Pourtant  à quelques kilomètres de là, la guerre a déjà fait sa première moisson dans les rangs français.

 

 

Sources : Google Earth et ECPA